Je vais bien, tout va bien…
Mardi 23 mars 2010En 2007 François Fillon fixait la règle : “Quand on est battu, ça veut dire qu’on n’a pas le soutien du peuple et qu’on ne peut pas rester au gouvernement”.
Mais le tandem Sarkozy-Fillon n’en est pas à une perte de principe près, assez rapidement nous devrions voir les ministres venant d’être battus à ces régionales conserver leurs fauteuils de ministre ou de secrétaire d’état.
Pourtant contrairement au premier tour l’UMP avait choisi de reconnaitre la défaite. Exception faite de l’Auvergne, où Claude Malhuret tentait d’expliquer, sur France 3, l’efficacité de la stratégie de l’UMP dans une région où la défaite est cuisante avec un Président PS réélu avec 60% des suffrages, l’un des tous meilleurs scores des vingt-six régions juste derrière Martin Malvy en Midi-Pyrénées et Ségolène Royal en Poitou-Charentes, transformant ainsi en bastion de gauche une région encore à droite il y a six ans.
Dans un discours d’une omniprésente langue de bois, le Maire de Vichy jouait de l’auto-satisfaction, regardant avec les yeux d’Émile Coué le quasi plébiscite du président sortant. Mais Claude Malhuret connait bien la méthode dudit Émile, l’employant sur les chiffres de l’économie et de la sécurité vichyssoises depuis tant d’années.
Ainsi, le jeu de chaises musicales va reprendre, les ministres battus échangeront entre eux leurs fauteuils, une pincée sera remplacée pour donner l’illusion d’ l’écoute des électeurs, trahissant la parole de 2007. Finalement un ministre battu qui n’a pas le soutien du peuple peut rester au gouvernement…





