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L’endormie s’est réveillée

Longtemps endormie au bord du Massif Central, 26 000 habitants, traversée par une rivière qui lui donne un charme certain et parsemée d’une architecture rappelant son histoire, une agglomération de 67 000 âmes, un aéroport équipé d’une aérogare et d’une piste de 2100×45m, à 180 kms d’une grosse métropole, pas encore desservie par l’autoroute et quatre mandats pour son maire UMP avant qu’il ne se fasse renverser par un candidat socialiste. Une description somme toute proche de celle de Vichy.

Mais la comparaison s’arrête là, et pendant que notre ville était plongée dans sa léthargie par un maire parachuté, strabourgeois de naissance, parisien de cœur, qui n’a jamais installé sa vie à Vichy,  Rodez s’est réveillée après un trop long sommeil.

Malgré une situation géographique et une population similaire, pendant que notre maire fait de son mieux pour condamner l’aéroport qu’il veut transformer en piste d’athlétisme, celui de Rodez prospère avec ses vols réguliers, six vols quotidiens sur Paris, quatre vers Lyon, autant vers Castres, et trois 737 vers Londres et Dublin, en plus de ses dix-sept vols réguliers qui desservent chaque jours les ruthénois, des vols charters desservent la Corse et l’Espagne (Barcelone, Ibiza et Palma de Majorque). 

Un trafic proche de celui qu’a connu l’aéroport de Vichy avec ses vols vers l’Afrique du nord, Nice, Toulon ou Paris dans les années 60-70.

Mais si l’aéroport est un indéniable atout pour Rodez, le dynamisme des décideurs locaux a aussi permis la création d’un pôle intermodal avec une ambition autre que le malheureux projet vichyssois, et d’un réseau de transport urbain sans commune mesure avec le nôtre et équipé d’une navette permettant la traversée d’une partie de la ville pour vingt centimes d’euro seulement. Son étendue et sa densité bien supérieures au réseau vichyssois ne l’empêche pas de maintenir un tarif attractif sensiblement inférieur au nôtre, puisqu’outre la navette à 20 centimes le ticket pour un trajet sur tout le réseau n’excède pas un euro, il est à un euro vingt chez nous, sans tarif adapté au centre et pour un service bien moindre.

Tout comme Vichy, Rodez n’est pas encore desservie par l’autoroute, mais malgré le relief capricieux qui l’entoure, l’A68 devrait lui permettre d’être bientôt reliée au réseau autoroutier. Ceci n’a en rien freiné la rénovation urbaine, et alors qu’à Vichy, le parc de logement progresse doucement de vieillissant à insalubre le parc ruthénois se renouvelle et six logements sur dix sont d’après guerre. 

Alors qu’à Vichy le taux de précarité est tout simplement énorme, un habitant sur quatre vivant sous le seuil de pauvreté, Rodez a su dynamiser son tourisme, ses commerces et ses industries et a limité son chômage à un taux parmi les plus bas de la région.

Et pendant que notre maire parlait de compétition avec les autres agglomérations auvergnates, Rodez tissait des liens permettant un développement en osmose avec son milieu. Et si aujourd’hui la moitié des vichyssois ont pris conscience que rien n’est possible avec le maire actuel, qui n’a pour d’autres desseins pour Vichy que d’en faire une maison de retraite pour parisiens en mal de tranquillité, demain peut-être, avec  d’autres responsables, Vichy sortira de son long sommeil.

Noël

Un commentaire pour “L’endormie s’est réveillée”

  1. claire dit :

    En ce qui conserne le transport en bus je tiens à signaler que certaines villes voisines donnent à leurs personnes agees la possibilité de se déplacer gratuitement en ville …

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