Vivre et laisser mourir
Samedi 16 août 2008
Habiter notre ville et son agglomération, c’est ce qui réuni la plupart des gens intéressés par la vie de notre cité. Même si pour certains ce n’est que le temps d’un conseil municipal ou d’une rapide inauguration. Et si nous sommes tous réunis par l’intérêt porté à l’agglomération, l’élection a montrée que la population vichyssoise est coupée en deux parts à peu près égales. Mais le clivage vichyssois n’est pas un classique clivage droite/gauche, et de nombreuses personnes de droite, las de voir notre ville péricliter sous le joug d’un maire fantôme, ont soutenu l’équipe de Gérard Charasse lors de la campagne électorale, certains dès le premier tour, en s’affichant Modem ou sans étiquette, d’autres au second comme G. Collard.
Non, ce n’est le clivage droite/gauche qui divise notre ville en deux, mais la population est pourtant coupée en deux parties, l’une qui veut vivre à Vichy, l’autre qui veut y mourir.
La moyenne d’âge notablement élevée, n’est sans doute pas étrangère à cette division, pourtant de nombreuses personnes âgées ne sont pas à Vichy pour y mourir, mais simplement pour y vivre agréablement leurs dernières années. La politique de ville mouroir conduite depuis vingt ans par Claude Malhuret et ses équipes successives ne va pourtant pas en se sens. Si on peut sourire que pour des raisons d’esthétisme certains bancs n’ont plus de dossiers empêchant nos aînés de flâner à loisirs et s’y reposer, d’autres éléments sont moins anecdotiques, la mort d’animations adaptées à chacun les prive d’agréables moments festifs, tout comme le manque d’ambition d’étoffer le tissus d’entreprises font peser en taxes foncières et d’habitation, des sommes prisent en charge ailleurs par la taxe professionnelle, grevant ainsi le budget déjà très inférieur à la moyenne nationale d’un certain nombre de vichyssois et les personnes âgées étant souvent les plus touchées ne peuvent plus s’offrir certains loisirs.
Certes les malhuretistes veulent mourir en paix à Vichy, mais ont-il songé qu’en attendant de mourir, ils pourraient vivre un peu ?

